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Maison de Prière Notre-Dame

Témoignage de Monsieur James Marchant

Journée de ressourcement «Témoins de la rencontre du Christ»
Le 26 mai 2018 de 09h00 à 16h00
Coût: 15$
Animateur: 4 témoins de la Rencontre du Christ
Lieu: Salle Emmaüs

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La foi : chemin de libération et source d’espérance – un témoignage de James Marchant

au Couvent St-Albert-le-Grand - 3, octobre 2012

Si quelqu’un m’avait dit, il y a 15 ans qu’un jour je ferais un témoignage sur ma foi : chemin libérateur et source d’espérance, je lui aurais dit « que cette personne manque un bardeau. » Un homme de famille, bonne éducation, un professionnel en Ressources humaines accompli, et une autonomie financière, j’avais tout ce qu’il me fallait pour mener la bonne vie. Mais en 1998, je vivais avec un vide intérieur. J’essayais de remplir ce vide avec le travail – trop de travail. 

La veille de Noël 1999, ma condition de santé se détériore sévèrement et on doit me conduire à l’hôpital. J’étais convaincu que la fin du monde approchait, personne ne voulait m’écouter. Ma richesse matérielle, mon éducation, mes réalisations professionnelles, mes réseaux influents ne comptaient plus rien; rien, rien, je n’étais que rien. Certains membres de ma famille et amis disaient « He’s never coming back! » SILENCE J’avoue que je le croyais aussi. 

À la fin de ma période de réhabilitation, en mars 2000, ma mère a fait une chute qui l’a amenée à l’hôpital pour les derniers jours de sa vie. Moi qui adorais ma mère, ce fût très difficile, car je n’ai rien ressenti. L'aide de mon épouse et de ma sœur m’a aidé à retrouver le goût de vivre. En 2002, de petites lumières d’espoir apparaissaient:

J’ai été reconnu par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréées du Québec. Alors, j’ai reçu le prix IRIS professionnel émérite.

Un ami m’a invité à me joindre au groupe de Déjeuner de la prière – Rencontre Silence

Intérieur et Prière (RSIP); qui a déclenché mon voyage d’intériorité.

J’ai gagné deux mandats de travail grâce à des amis qui croyaient encore en moi.

Peu à peu, j’ai repris ma confiance. Avec cette confiance, j’ai commencé à faire du réseautage comme cadre contractuel.

 

En janvier 2003, j’ai été engagé pour un mandat de Ressources humaines avec Radio-Canada ici à Ottawa et j’ai fondé Xe-NOR un réseau de cadres contractuels. J’étais rétabli et très reconnaissant envers ma famille et tous les amis qui m’ont aidé à reprendre le chemin de la vie. 

Lecture de la première lettre aux CORINTHIENS 13

Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celle des anges, s’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante. Quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et de toute la connaissance, quand j’aurais la foi le plus totale, celle qui transporte les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon corps aux flammes, s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien. L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, 2 il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité.

Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne disparaît jamais. Les prophéties? Elles seront abolies. Les langues? Elles prendront fin. La connaissance? Elle sera abolie. Car notre connaissance est limitée, et limitée notre prophétie. Mais quand viendra la perfection, ce qui est limité sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Devenu homme, j’ai mis fin à ce qui était propre à l’enfant. À présent, ma connaissance est limitée, alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand. Oui ce texte démontre que Dieu n’est qu’amour. J’étais prêt à l’accueillir dans ma vie. Durant mon séjour avec Radio-Canada à Ottawa 2003 à 2005, j’avais beaucoup de temps seul et j’ai découvert 2 livres qui m’ont interpellé sur mon cheminement spirituel : 

1. LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES par Don Miguel Ruiz, et

2. The Purpose Driven Life par Rick Warren.

Je dirais que LES QUATRE ACCORDS TOLTEQUES était écrit pour moi personnellement avec ses quatre accords qui aujourd’hui font partie de mon voyage d’intériorité :

1. Que votre parole soit impeccable,

2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle,

3. Ne faites pas de suppositions, et

4. Faites toujours de votre mieux. 

Le premier accord toltèque est le plus important, car il parle de notre parole intérieure avec soi même. Les trois autres toltèques sont réalisables seulement avec la maîtrise du premier. J’avais beaucoup de travail à faire pour la maîtrise du premier, car j’étais centré sur moi-même et ce que les autres pensaient de moi. The Purpose Driven Life - J’avoue que je l’ai trouvé très difficile à lire, car pour vivre le principe directeur de ce livre, il fallait un changement de cap d’une vie centrée sur soi à une vie centrée sur Dieu. Quand je suis arrivé à la fin de ce livre, il y avait un défi : Dr Warren proposait, un plan de lecture de la Bible sur son site web. J’ai accepté le défi, et j’ai commencé un jour à la fois à lire la Bible. J’ai pu le faire dans un an.

 3 Sans le savoir, j’étais sur une piste de transformation au plus profonde de moi : toute ma vie était axée sur la réussite. Je voulais être un bon fils, bon sportif, bon étudiant, bon père, bon professionnel, bon gestionnaire, pour bien paraîtres, belle maison, belle voiture, grands voyages, vacances extraordinaires, et rendement. Je n’avais pas le temps à perdre sur les affaires de Dieu!

 

GENÈSE 9, 1-15

Dieu bénit Noé et ses fils. Il dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre. Vous serez la crainte et la terreur de tous les animaux de la terre, de tous les oiseaux du ciel, de tout ce qui va et vient sur le sol, et de tous les poissons de la mer : ils sont entre vos mains. Tout ce qui remue, tout ce qui vit sera votre nourriture; je vous donne tout cela comme je vous avais donné l'herbe verte. Seulement, avec la chair, vous ne mangerez pas ce qui l'anime, c'est-à-dire le sang. Quant au sang qui vous anime vous-mêmes, j'en demanderai compte à tous les vivants et à tout homme, à chacun je demanderai compte de la vie de son frère. Celui qui verse le sang de l'homme, son sang sera versé par l'homme. Car Dieu a fait l'homme à son image. Et vous, soyez féconds, multipliez-vous, répandez-vous sur toute la terre en grand nombre. » 

Dieu dit encore à Noé et à ses fils : « Voici que moi, j'établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous : les oiseaux, les animaux domestiques, toutes les bêtes sauvages, tout ce qui est sorti de l'arche pour repeupler la terre. Oui, j'établis mon alliance avec vous : aucun être vivant ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n'y aura plus de déluge pour ravager la terre. » Dieu dit encore : « Voici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes les générations à venir : je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu'il soit le signe de l'alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l'arc-en-ciel paraîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants, et les eaux ne produiront plus le déluge, qui détruit tout être vivant. » 

Ce message est clair. Nous, les êtres humains, avons une grande responsabilité de prendre soin de la terre et de tous les êtres vivants sur cette terre. Les questions qui me dérangeaient à l’époque et qui continuent de m’intriguer aujourd’hui : Est-ce que je peux combler mes besoins matériels et servir Dieu en même temps? Est-ce que je peux « être de ce monde » et servir Dieu  en même temps? Comme baptisé, comment partager la Bonne Nouvelle dans un monde qui prône de plus en plus la laïcité? Comment vivre ma foi dans un monde qui est contre toute forme d’évangélisation? Vous allez voir comment les réponses vont m’arriver. En été 2005, j’ai reçu un appel de McGill pour la réorganisation de toute son infrastructure

d’Administration et finance. J’ai essayé de leur faire comprendre que je n’avais pas l'expérience dans le secteur universitaire et qu’ils prenaient un gros risque avec moi en charge de ce gros projet de transformation. Mais, c’était justement pour cette raison qu’ils voulaient m’engager. Mon objectivité, ma curiosité, mon expérience dans le secteur privé, et mes réalisations concrètes comptaient pour beaucoup. Mais, j’avais un autre atout : Dieu était avec moi! 

NÉHÉMIE 1, 11

Ah! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur et à la prière de tes serviteurs qui prennent plaisir à craindre ton nom. Accorde à ton serviteur de réussir aujourd’hui et fais-lui trouver miséricorde en face de cet homme! J’ai une grande affinité avec Néhémie, un homme humble de vision et d’action. Dans l’année 450 avant Jésus Christ, Néhémie, haut fonctionnaire du roi Artaxerxès, attristé par les nouvelles reçues de ses compatriotes à Jérusalem, obtient du roi l’autorisation d’aller inspecter; la capitale juive et d’entreprendre sa reconstruction en commençant par la muraille. Celle-ci sera reconstruite en cinquante-deux jours, grâce au zèle déployé par Néhémie, obligé à la fois de lutter contre des ennemis et de stimuler le courage et la discipline de tous les habitants. Un homme centré sur Dieu, Néhémie est resté fidèle à sa vision en face de plusieurs obstacles et adversaires. Écoutons les réflexions de Néhémie, sur la réalisation de son projet.

 

NÉHÉMIE 6, 15-16

La muraille fut achevée le vingt-cinq du mois d’Eloul, en cinquante-deux jours. Lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui nous entourent furent dans la crainte, et furent humiliées à leurs propres yeux. Ils reconnurent que cet ouvrage avait été exécuté par la volonté de notre Dieu. Dès le début de mon mandat à McGill, j’allais à la messe quotidiennement à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal et j’ai continué mes lectures de la Bible avant de prendre le chemin pour trouver mon bureau dans le « James Administration Building » de McGill. De plus en plus séduit par la parole de Seigneur, j’ai cru qu’avec Dieu tout était possible.

J’avais un mandat bien défini qui était annoncé à tous les constituants académiques et non académiques de l’université. J’ai suivi mon processus de découverte et les interviews avec tous les partisans de l’administration ainsi qu’avec leurs clientèles académiques. Conjointement, j’ai fait du « BENCHMARKING » pour comprendre les meilleures pratiques organisationnelles des autres universités reconnues comme « BEST-IN-CLASS ». Toujours de concert avec le VP, nous avons bâti une vision d’avenir pour l’organisation d’Administration et Finance de McGill.

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Avec cette vision bien encadrée, nous avons réussi à avoir l’appui et l’engagement de la Présidente et le Provost de McGill. Avec cet engagement, nous avons monté un programme de communication pour nous assurer l’appartenance de tous les partisans et les clients de l’Administration et Finance de McGill. Avec cette appartenance, nous sommes passés à l’action

et nous avons consolidé les 11 unités d’Administration et Finance en 3 – Finance, Services universitaires, et Ressources humaines. Tout au long des deux ans de cette transformation, j’ai confié à Dieu mes inspirations et toutes mes réalisations, car sans lui, rien n’aurait été possible. Je voyais que mes propos (des fois audacieuses) envers Dieu dérangeaient mon client, mais j’étais ignorant à quel point ça les perturbait, car mes réalisations dépassaient même leurs imaginations. Pour ce rendement, ils avaient une certaine tolérance pour ma tendance à afficher ma foi.

 

MATTHIEU 10, 16-25

« Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra. Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison. » Le mandat d’administration et finance à McGill n’a pas fini comme j’avais souhaité. Cependant, j’étais appelé pour un autre mandat à McGill dans l’Unité des Services universitaires avec la responsabilité de finir le plus grand projet de construction dans l’histoire de McGill – le complexe de science de la vie. Encore, avec Dieu à mes côtés, c’était une grande réussite. Grâce à ces résultats, j’ai été appelé pour un autre mandat dans la faculté de Médecine pour les aider avec le fonctionnement de l’administration. À cause des autres réussites à McGill, j’ai accepté.

 

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Sans le savoir, je me suis trouvé dans une situation complexe qui me dépassait. Après un an de frustration, j’ai terminé ce mandat. L’évaluation à mon égard était que j’affichais trop ma foi. Mais, je suis convaincu que si mon rendement avait été meilleur, je serais peut-être encore là. À la même époque en 2009, mon père commençait à s’éloigner de moi. Je n’ai pas su pourquoi, mais j’ai soupçonné encore que c’était à cause de ma foi. Cette rupture a duré deux ans jusqu’à notre réconciliation Noël passé. Avant de partager mon cheminement personnel des années 2000 à aujourd'hui, j’aimerais partager avec vous une anecdote très curieuse. Il n’y a aucun de mes employeurs antérieurs qui existent encore à cause des faillites ou des fusions d’entreprises. Je suis un homme plus libre pour suivre la volonté de Dieu.

 

MATTHIEU 19, 16-22 — LE JEUNE HOMME RICHE

Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. — Lesquels? » lui dit-il.

Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Quand, je suis arrivé à ce récit sur LE JEUNE HOMME RICHE dans ma lecture de la Bible, j’essayais de le mettre en contexte et je n’y arrivais pas. Je voulais suivre la volonté de Dieu. Mais, est-ce que j’étais prêt à me détacher de tous mes biens matériels? Pas sûr que Marie- Marthe et les enfants me trouveraient responsable. Oui, j’ai pris plusieurs mois avant que je puisse apprivoiser « ces paroles. » Notre communauté nous accueillait comme les personnes qui demeuraient dans une grande maison à côté du golf, le Country Club de Montréal à Saint- Lambert. Été 2007, Marie-Marthe et moi avons décidé de vendre cette belle maison et de trouver une plus petite maison dans le même quartier. C’était facile à dire, mais très difficile à faire. Aujourd’hui, nous demeurons dans un petit bungalow pas loin. Marie-Marthe aime dire qu’« elle a appris à l’aimer ». Je vois que nous sommes très heureux dans notre nouvelle demeure. Nous sommes libérés de nos responsabilités de « la grande maison » et plus libres de suivre la volonté de Dieu. Eh oui! Je ne suis pas un homme parfait, mais un homme qui peut suivre Jésus sans aucune contrainte.

 

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LE SACREMENT DU PARDON

Au mariage avec Marie-Marthe, je me suis converti de l’Église anglicane à l’Église catholique. Une des rares différences entre ces deux religions est l’importance du sacrement du pardon. Je ne comprenais pas l’importance de ce sacrement et je ne prévoyais pas le chemin que j’avais à faire pour recevoir ce sacrement. Le vendredi avant la semaine de Noël 2008, je suis arrivé pour la messe de 12 h 10 à l’heure. Mais, la messe avait déjà commencé à midi? C’était la Célébration de la Miséricorde de Dieu. Au commencement de cette célébration, il y avait des prêtres qui recevaient les fidèles pour faire leur confession. J’étais mal à l’aise. Je suis resté derrière et j’observais cette scène – beaucoup de personnes attendaient leur tour pour se confesser. Le curé a fait son Homélie sur l’importance du sacrement du pardon avant de participer à l’eucharistie. J’étais encore sur une autre piste d’apprentissage et de découverte.

J’ai consulté des amis prêtres et je me suis acheté le livre The Untapped Power of the Sacrement of Penance par Fr. Christopher J. Walsh. J’ai appris que « Personne ne doit prendre part à l'Eucharistie, sinon celui qui croit à la vérité de notre doctrine, qui a été baptisé pour obtenir le pardon des péchés et la nouvelle naissance, et qui vit selon l'enseignement que le Christ nous a transmis. » La pratique de se présenter pour recevoir la Sainte Communion, pour la seule raison qu’on est présent à la messe, c'est un abus qu'il faut corriger. Sur le conseil d’un ami prêtre, je suis allé passer la fin de semaine de mon 64e anniversaire de naissance à l’abbaye situé en Estrie pas loin de Magog à Saint-Benoît-du-Lac. J’avais prié beaucoup la Sainte Vierge et me suis inspiré d’un de mes Psaumes préférés de David :

 

PSAUME 50 (51)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère. Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

 

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La journée même de mon 64e anniversaire, j’ai demandé de voir un prêtre. Il était un petit homme. Il m’a accueilli avec un beau sourire. Il avait le don de me mettre à l’aise juste par son regard. Durant cette ouverture très agréable, il tire de sa soutane un article qui parlait des membres de l’Église anglicane qui voulaient retourner à l’Église catholique et que Benoît XIV était réceptif à trouver une façon de les recevoir dans l’Église catholique. Ce prêtre-moine ne le savait pas encore que j’étais anglican avant de me marier avec Marie-Marthe. Pour lui, l’unité des Églises chrétiennes était primordiale et il m’a supplié de faire mon possible de travailler et de prier pour l’unité des Églises chrétiennes – coïncidence ou providence? Durant cette confession, je lui ai conté toute l’histoire de ma vie et après je lui ai demandé le pardon et il me l’a accordé. C’était le plus beau cadeau de fête que je n’ai jamais reçu. J’ai ressenti une paix, une joie, une vraie libération! J’étais libéré pour suivre la volonté de Dieu – et avec un défi nouveau : l’unité pour des Églises chrétiennes.